Transparency and Accountability Program

TAP's mission is to increase the capacity of civil society organizations to reduce corruption and better hold government accountable for efficiency in social sector public spending

Ace-recit (Laboratoire Citoyennetés)

Location

Burkina Faso
Burkina Faso

Laboratoire Citoyennetés

Créé en 2003, le Laboratoire Citoyennetés (LC) est une association de droit burkinabè à vocation régionale (Afrique de l’Ouest) qui travaille sur la gouvernance et la citoyenneté en associant la recherche en sciences sociales à la facilitation et à l’influence du dialogue entre citoyens et gouvernants.
Le LC a ainsi pour visée de contribuer à mettre en place une gouvernance réconciliée avec ses citoyens, à partir du local. C'est-à-dire une gouvernance dans laquelle, d’une part, les citoyens sont en mesure d’exprimer leurs besoins et de demander des comptes à leurs gouvernants, et d’autre part, les gouvernants sont informés de la nature des besoins réels de leurs administrés et établissent un dialogue constructif avec eux.

Le LC travaille sur les enjeux de gouvernance qui se posent en matière de délivrance des services publics, de gestion foncière et de fonctionnement politique de la décentralisation.

 

TAP Project Description

Notre projet porte sur l’impact du mode de financement et des conditions de travail sur la qualité de l’éducation primaire au Burkina Faso. Comprendre la réussite et l'échec des politiques suppose de décrire les contraintes des agents, les compréhensions des usagers et leurs relations. Au Burkina Faso, l’accroissement de l’offre scolaire suite à « l’Education pour tous » (EPT) et aux OMD (Objectifs du Millénaire) paraît accompagnée d’une baisse de la qualité des enseignements, notamment à cause des mauvaises conditions de travail des maîtres et de classes pléthoriques. Parallèlement, une forte responsabilisation est attendue des associations de parents d’élèves (APE) et des communes pour soutenir le fonctionnement quotidien des écoles, mais leur évaluation de la qualité des enseignements est rarement prise en compte. On constate en effet une réticence des représentants de l’État à dialoguer, mais aussi des difficultés pour les parents d’élèves à transformer leurs sentiments personnels en une opinion publique et constructive.

Ce projet développera ainsi trois questions :

– quelles sont les différents modèles de contribution de l’État, des communes et des APE dans le fonctionnement quotidien des écoles primaires ?

– quelles sont les conditions de travail des enseignants (formations, matériels, infrastructures) et quel impact ont-elles sur la qualité ?

– quels sont les critères locaux d’évaluation de la qualité des enseignements par les parents d’élèves et comment entrent-ils en relations avec la commune et les services de l’État à ce sujet ?

Notre objectif est d’aboutir à une analyse mettant en lien : les contributions des acteurs locaux de l’éducation, les conditions de travail et leur impact sur la qualité, ainsi que les critères locaux de qualité et les relations avec les institutions.

Notre démarche vise à élaborer dans un premier temps une base de données avec une QSDS. La typologie des contributions, des conditions des enseignants et des critères locaux de qualité à recenser est établie à partir d'observations, d'entretiens et de focus group avec les usagers, les enseignants, les autorités et les décideurs. Un état des lieux des politiques et des acteurs de l’éducation primaire nous permet également de déterminer précisément à qui destiner le plaidoyer (élus, gouvernement, PTF). Les résultats de cette approche alimenteront des « évaluations citoyennes » et des « forums multi-acteurs », selon nos méthodes déjà éprouvées dans les communes burkinabè en matière d’éducation, de santé et d’état civil.

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